Encore une fuite de photos où des gens qui gagnent des millions montrent qui sont comme nous, comme toi. Parce que ne le nie pas que tu as déjà fait des photos de toi à poils avec son smartphone pour une raison x. Peut-être que tu avais envie de t’voir sur ton écran, peut-être que tu balançais ça à lui, elle, une autre, un inconnu ou bien peut-être que tu voulais balancer ça sur iCloud et oublier. T’es pas plus différent que moi qui a probablement pris un nombre incalculable de fois ce genre de clichés pour le plaisir. Personne n’est mort, et pourtant. Pourtant, y a encore un paquet de minables qui vont gueuler que ces gens sont des salopes qui ne font pas attention. 

Je nage dans les papiers et les formulaires gouvernementales. On parle d’argent qu’on cache sous le titre de subventions, paf 30 papiers pour obtenir un oui ou non dans ta gueule. Je vois encore cet air exaspéré chez les fonctionnaires, derrière la vitrine, quand tu te présentes comme (métier artisitique avec des revenues instables de ton choix). On s’y fait. 

thisisbetterthanporn
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Afternoon delight
J’essaie de faire une sieste d’après-midi, mon moment préf’ de la journée. Je peux pas m’empêcher de penser au fait que je vais te voir demain et sans même réfléchir mes doigts se glissent entre mes jambes. J’imagine les tiens.
Tes doigts font le chemin entre ta bouche et ma chatte. Les autres jointures frôlent, peut-être délibérément, l’orée du trou plus serré. Je suis stimulée de tous bords tous côtés autant sensoriellement que visuellement parce que ta queue en érection m’excite et tes cheveux en bataille me rappellent que c’est la troisième fois aujourd’hui qu’on fait des galipettes. Je te prendrais dans ma bouche, plus tard, parce que je sais que si on fait les deux en même temps tu perds un peu le rythme exquis qui m’amène au bord de
J’ai un flash-back. Retour réel sur ma crise de larmes qui a suivi notre session de sport post-midi. De ma réflexion sur nos jouissances, souvent non synchronisées, mais c’est pas ça le problème. À force de le faire quatre fois par jour, j’en viens à me demander si j’ai vraiment envie qu’on se coït autant. Parce qu’en fin de compte, ça fait deux fois qu’on se rencontre. Parce que d’habitude, plus je connais la personne, plus ma libido va en augmentant. L’amour, c’est ça qui me fait vraiment mouiller.
Je m’interroge si je couche avec toi par nécessité. Comme dans un but, comme pour accélérer le processus de création de notre intimité. Une fausse impression d’intimité, une familiarité forcée, pas celle qui se développe au fil du temps comme le confort et la confiance. Comme pour brûler les étapes parce que je regarde les jours de calendrier défiler et ma date de départ qui approche.
Pis finalement, l’image de ton gland dans ma bouche reprend le dessus et je me souviens avec excitation de nos journées sucrées-salées. Mes doigts mouillés, comme tu les aimes, je me dis que les technicalitées émotionnelles pourront être réglées une autre journée.
-O
texte et photo extraits du recueil estival 2013

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Afternoon delight

J’essaie de faire une sieste d’après-midi, mon moment préf’ de la journée. Je peux pas m’empêcher de penser au fait que je vais te voir demain et sans même réfléchir mes doigts se glissent entre mes jambes. J’imagine les tiens.

Tes doigts font le chemin entre ta bouche et ma chatte. Les autres jointures frôlent, peut-être délibérément, l’orée du trou plus serré. Je suis stimulée de tous bords tous côtés autant sensoriellement que visuellement parce que ta queue en érection m’excite et tes cheveux en bataille me rappellent que c’est la troisième fois aujourd’hui qu’on fait des galipettes. Je te prendrais dans ma bouche, plus tard, parce que je sais que si on fait les deux en même temps tu perds un peu le rythme exquis qui m’amène au bord de

J’ai un flash-back. Retour réel sur ma crise de larmes qui a suivi notre session de sport post-midi. De ma réflexion sur nos jouissances, souvent non synchronisées, mais c’est pas ça le problème. À force de le faire quatre fois par jour, j’en viens à me demander si j’ai vraiment envie qu’on se coït autant. Parce qu’en fin de compte, ça fait deux fois qu’on se rencontre. Parce que d’habitude, plus je connais la personne, plus ma libido va en augmentant. L’amour, c’est ça qui me fait vraiment mouiller.

Je m’interroge si je couche avec toi par nécessité. Comme dans un but, comme pour accélérer le processus de création de notre intimité. Une fausse impression d’intimité, une familiarité forcée, pas celle qui se développe au fil du temps comme le confort et la confiance. Comme pour brûler les étapes parce que je regarde les jours de calendrier défiler et ma date de départ qui approche.

Pis finalement, l’image de ton gland dans ma bouche reprend le dessus et je me souviens avec excitation de nos journées sucrées-salées. Mes doigts mouillés, comme tu les aimes, je me dis que les technicalitées émotionnelles pourront être réglées une autre journée.

-O

texte et photo extraits du recueil estival 2013

Le vent se lève.

Je ne suis pas allée au cinéma pour perfectionner mon CV. C’est un premier pas vers les statuts Facebook dans lequel je vanterais ma vie si parfaite. Peut-être pas, car je n’ai pas la capacité de raconter les choses positives avec fluidité et assumer être narcissique. Chose que je ne suis pas, d’ailleurs. J’ai préféré me griller et transpirer avec mes nouvelles pellicules, parler de la chimie des couleurs et leurs importances, avec V. qui doit être le seul à comprendre sans exercer. C’est un beau directeur photo, oui, je le regarde sous un air amusé. C’est vrai, je pourrais arracher sa chemise, lui lécher la sueur qui coule sur ses tempes et lui souffler très fort dans la nuque. Je pourrais faire tout ça, c’est un fait, car c’est une belle personne. Quelque chose a changé ces dernières semaines, j’ai trouvé : le vent a changé.

Le vent se tourne.

Parce que je prends des décisions sur mon avenir qui ne se cache pas derrière des “on verra plus tard”, “je ne sais pas encore”, “j’y réfléchi”. Il est terminé le temps où on s’enfilait des masques pour faire genre qu’on est captivé, alors qu’on s’en fout. Ce qui est compliqué dans le concret, c’est la cadence. J’apprends en faisant des petites erreurs de parcours. J’ai pris le bus à 3 heures du matin dans un quartier peu gracieux où un con aurait pu me tomber dessus. J’y ai pas pensé, pardon, désolé, je voulais pas te réveiller et avoir l’air d’une gamine qui a besoin qu’on s’occupe d’elle. Mon ventre se tort quand le bus ramasse ces ivrognes qui regardent mes jambes lisses et ma bouche trop alléchante. Ouvrir la fenêtre pour laisser le vent me rougir les joues, s’installer au siège du centre pour regarder les lumières de la ville défiler, c’était ma façon d’anticiper et d’être autonome, le danger. La prochaine fois, je t’écrirais que je suis sur ma banquette arrière, le compteur à 3,87$ au départ et que j’arrive. Près de toi.

Il y a une tempête de changements, parce que je ne voudrais pas que tu cesses de dire je t’aime et que je suis belle. Alors j’dépasse tout.

Esti que j’t’ame toé.

On se croit en automne tellement que le vent est frais, en plein mois d’août. L’été a prit ses valises pour se barrer comme Robin Williams et Lauren Bacall. 4 semaines que je m’installe dans ma nouvelle maison ou plutôt refuge pour passer 56 heures à écrire des conneries devant mon écran et bouffer de la crème glacé en pyjama. Mon article sur la féminité n’avance pas, parce que je me sens amoureuse et stupide. Mes mots sur la violence conjugale particulière s’est arrêté, car j’ai pleuré trop souvent au lit et sur mon clavier. Pis j’parle toujours trop de soft sex et de garçons qui n’existent plus dans ma vie. Mais j’apprends à ré-apprivoiser mon moyen format, Zelda, pour recommencer à photographier et hurler avec des images. Si l’été 2014 m’a apprit quelque chose : surpasser la peur et ses sentiments illusions pour réussir les projets. Fuck it.