Mardi. Ça y est, le coup d’état a été fait : je l’ai embrassé. J’ai probablement foutu en l’air mes espoirs de carrière, mais qu’est-ce que j’en ai à foutre des autres ? C’est fait. Je l’ai fait. Mon coeur bat à mille à l’heure quand j’ai senti son souffle, mon envie qui débordait et mes yeux qui ne criait que ça. Maintenant le pire est passé. Répondre à des mails avec le sourire, m’exciter parce que j’ai postulé pour un job de rêve et apprécier les poils blancs de son chat sur mon tshirt noir, ça faisait longtemps. Et je le vois encore me supplier de ne pas partir pour Gaza, la semaine prochaine. Mon incertitude le transperce. 

jesuisindestructible

jesuisindestructible:

Je ne pense pas souvent à toi. En fait, j’évite de me souvenir de la fois où j’ai eu la mauvaise idée de partir en vacances accompagné. Les vacances en groupe d’amis n’ont jamais été mon truc, comme ça implique beaucoup trop de conditions. Pour moi qui travaille 80h/semaine, à l’époque, ça me…

C’est sorti. Avec des fautes pour souligner la fatigue. 

Bientôt trois jours où j’entends la vie en mono. Ne rien entendre du côté droit, c’est perturbant quand tu travailles dans la communication, mais j’ai l’air de bien m’en tirer. Mon tympan m’a lâché comme je vais l’abandonner. Les différences qui sont trop significatives. Ma carence est coincé dans un festival à faire mon ancien job.

La conscience du désir et le désir de la conscience sont identiquement ce projet qui, sous la forme négative, veut l’abolition des classes, c’est-à-dire la possession directe des travailleurs sur tous les moments de leur activités. Son contraire est la société du spectacle, où la marchandise se contemple elle-même dans un monde qu’elle a créé.
Guy Debord, La Société des Spectacles.